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"On est satisfait que le ministre s'intéresse à l'enseignement de la philo en France", a expliqué à l'Associated Press Roland Hubert, co-secrétaire général du SNES-FSU (syndicat national des enseignements de second degré), en précisant que le syndicat souhaitait depuis plusieurs années un enseignement -et "pas une initiation"- de la philosophie en première littéraire.

 

Reste que "nous n'avons pas le détail" des initiatives. "Nous sommes assez dubitatifs sur ce qui est proposé", a-t-il dit, estimant qu'il n'y avait "rien de nouveau" concernant les cours d'ECJS: leur mise en place "s'est faite avec la recommandation que cet enseignement puisse être fait par n'importe quel prof volontaire de n'importe quelle discipline", a argué Roland Hubert.

En outre, le gouvernement "reste dans un cadre budgétaire contraint, on ne recrute pas d'enseignants, on diminue les horaires d'enseignement des élèves et on veut rajouter des choses", a-t-il noté, observant que les profs de philo n'étaient "pas si nombreux".

Et Roland Hubert d'insister sur la nécessité d'une mesure "inscrite dans la durée" avec une "assurance de financement sur plusieurs années".

 

"On attend du concret avant d'être trop enthousiaste mais en tout cas, l'esprit est bon", a de son côté déclaré Tristan Rouquier, attaché de presse de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL).

 

Le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques, Jean-Jacques Hazan, a lui souligné que la FCPE avait "soutenu" l'intérêt de "faire de la philosophie dès la maternelle". "Je ne vais pas vous dire que ce n'est pas bien en seconde" mais "je crains que ça ne soit pas bien perçu par tout le monde, on vient de faire des programmes", a-t-il observé.

 

Pour l'UNI-Lycée qui dit particulièrement apprécier le "caractère 'facultatif'" de l'annonce, la mesure va "dans le sens de la réussite de chacun".

 

Quant à l'association lycéenne RNL, elle salue dans un communiqué l'initiative en espérant qu'il s'agisse de "véritables heures de cours" et que tous les lycéens de seconde en bénéficient.

 

Edit du 20 novembre : cliquez ici pour lire la réaction de l'association des professeurs de philosophie de l'enseignement public dans le journal Le point

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