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Vrai ou Faux  ?

Impossible de remplacer un prof absent moins de quinze jours ?


FAUX.
Et pourtant, tout parent d’élève confronté à l’absence à rallonge d’un des profs de ses enfants en collège ou en lycée s’est un jour heurté à la réponse navrée du chef d’établissement : « Ma pauvre dame, à moins de deux semaines d’absence, le rectorat ne m’enverra pas de remplaçant ! » Ce fameux délai de carence de quatorze jours, que le gouvernement veut supprimer, n’a cependant rien de légal : aucune circulaire n’a jamais sommé une académie de se plier à une règle « qui ne doit qu’à des habitudes d’organisation », convient le ministère de l’Education nationale.

Un « délai de commodité administrative » si tenace qu’il a fini par être mentionné au détour d’un décret de 2005 sans pour autant acquérir force de loi.

Les remplacements fonctionnent mieux en primaire ?

VRAI. Globalement, jusqu’à ce que syndicats
et parents de Seine-Saint-Denis sonnent l’alarme le mois dernier, ça a toujours été le cas. Pour deux raisons. L’Education nationale a toujours été plus vigilante pour pallier les absences d’un enseignant qui pénalisent toute une classe toute une journée. Un prof d’espagnol qui manque trois jours au collège, cela affecte certes plusieurs classes, mais à raison d’une ou deux heures seulement. Mais c’est aussi plus dur à trouver au débotté, alors que le système de remplacement en primaire, organisé par département et non par académie, est déjà plus réactif. Le directeur d’école confronté à une absence imprévue alerte à la première heure le secrétariat de l’inspecteur, qui a son tour décroche aussitôt son téléphone pour prévenir les remplaçants du premier degré disponibles.



Il n'y a pas assez de remplaçants dans certaines matières ?

VRAI. Globalement , 50 000 remplaçants titulaires devraient suffire, car on compte que 20 % à 40 % de ces « titulaires sur zone de remplacement » sont disponibles. Sauf que cela n’est valable que sur le papier, à l’échelle nationale. Sur le terrain, dans beaucoup d’académies, on sait dès le début d’année que dans telle ou telle matière le volant de remplaçants sera juste : on en manque ainsi en anglais à Créteil, en maths à Grenoble… « Dans l’académie de Reims, il n’y a pas assez de remplaçants en allemand », convient le ministre lui-même, élu dans la Marne. En parallèle, il peut aussi bien y avoir cinq profs d’allemand qui se tournent les pouces à Nice… Aberrant ? Peut-être, mais le nouveau dispositif du gouvernement n’y changera rien : « On est tenu par le jeu des mutations, qui se fait au niveau national », explique le ministère, qui n’a pas l’intention d’y toucher. En clair, si trois profs d’allemand ont pu par ancienneté obtenir des postes dans le Sud, rien ne s’oppose à ce qu’ils bougent.


Source : le Parisien



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